Alors, pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme. En un instant, dans une intuition quasi prophétique, la réalité nous apparaît : nous avons touché le fond. Il est impossible d'aller plus bas : il n'existe pas, il n'est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la notre. Plus rien ne nous appartient : ils nous ont pris nos vêtement, nos chaussures, et même nos cheveux ; si nous parlons, ils ne nous écouteront pas, et même s'ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom : et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsiste. Nous savons, en disant cela, que nous serons difficilement compris, et il est bon qu'il en soit ainsi. Mais que chacun considère en soi-même toute sa valeur, toute la signification qui s'attache à la plus anodine de nos habitudes quotidiennes, aux milles petites choses qui nous appartiennent et que même le plus humble des mendiants possède : un mouchoir, une vieille lettre, la photographie d'un être cher. Ces choses-là font partie de nous presque autant que les membres de notre corps, et il n'est pas concevable en ce monde d'en être privé, qu'aussitôt nous ne trouvions à les remplacer par d'autres objets, d'autres parties de nous-mêmes qui veillent sur nos souvenirs et les font revivre. Qu'on imagine maintenant un homme privé non seulement des êtres qu'il aime, mais de sa maison, de ses habitudes, de ses vêtements, de tout enfin, littéralement de tout ce qu'il possède : ce sera un homme vide, réduit à la souffrance et au besoin, dénué de tout discernement, oublieux de toute dignité : car il n'est pas rare, quand on a tout perdu, de se perdre soi-même ; ce sera un homme dont on pourra décider de la vie ou de la mort le coeur léger, sans aucune considération d'ordre humain, si ce n'est, tout au plus, le critère d'utilité. On comprendra alors le double sens du terme "camp d'extermination" et ce que nous entendons par l'expression "toucher le fond".
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Je trouve l'extrait 2 intéressant, dans un premier temps Primo Levi a choisi de parler des personnes vivent aisément pour ensuite leur faire part de deux exemples, celui d'un homme et d'une femme<br />
qui ne vivent pas, mais survivent. En effet, nous pouvons voir qu'il s'adresse aux personne aux moyens convenables, pour leur montrer la misère que des hommes, des femmes, et des enfants.<br />
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Je trouve l'extrait 2 très interressant , dans un premier temps Primo Levi à choisi de parler des personnes vivent aisément pour ensuite leur faire pars de deux exemples , celui d'un homme et<br />
d'une femme qui ne vivent pas , mais survivent .<br />
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Ce livre est frappant car il montre sans aucune retenue la cruauté humaine. En effet de part sa dimension autobiographique , il nous fait ressentir l'inhumanité pure qui habitait leurs bourreaux.<br />
C'est cette facette qui en fait un livre à la fois dérangeant mais aussi tellement instructif sur la férocité dont nous pouvons faire preuve.<br />